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Objet posé là, oublié sûrement Fruit desséché, dans le plat, est posé. Fleur fanée, privée deau Les pétales tombent Le nectar sévapore. Pas de trace de vie, le temps a fini par sarrêter Parce quils sont partis, les laissant là Parce quils nont pas compris Quon peut mourir dun jour de pluie.
Semblable à eux, il faut lavouer Je suis et je resterai De nature morte.
Le gibier déposé, larme à côté La mort est pour vous si belle à contempler. Regardez bien toutes ces matières, Ces peintures graves qui dénoncent Mon propre enfer. Un pas de travers et je tomberai Dans cette inactivité, Lâme en pierre, le sang séché.
Semblable à eux, il faut lavouer Je suis et je resterai De nature morte.
Odéliane


L'arbre mort
Je connais, au fond d'une anse Où sa maigre forme danse, Un érable mort, Mort nous raconte une histoire De s'être penché pour boire L'eau claire du bord.
A le voir nu comme un marbre, L'été, parmi d'autres arbres Verts et vigoureux, On dirait que la nature L'a laissé sans sépulture Pour un crime affreux.
Plus tard quand tombent les feuilles Quelquefois il les recueille Au bon gré du vent ; Supercherie enfantine Qui lui rend un peu la mine D'un arbre vivant.
L'hiver est plus équitable : Comme lui, le misérable, Ses frères sont nus, Et l'homme qui passe ignore Lequel sera chauve encore, Le printemps venu.
Alphonse BEAUREGARD


Arbre mort
Aimer je n'en ai plus ni l'âge ni la force Je ne suis qu'un bois que l'ouragan écorce Et lorsque le printemps vient caresser mon front Je ne sens plus courir la sève dans mon tronc
Oiseaux n'espérez plus nicher dans mon feuillage Je demeurerai nu inutile branchage Car de moi désormais rien peut s'épanouir Je ne suis qu'un fruit sec qui attend de mourir
Ces arbres hauts et droits qui couvrent le vallon De ma vigueur passée sont le vert témoignage Je puis au feu donner mes sinistres moignons Ils porteront très haut mon pudique héritage
Poeme trouve : http://lesableausablier.centerblog.net/


L'arbre aux coquelicots
Sur un talus, Des herbes folles Petite haie bordant un champ, Un arbre mort Jette ses branches, Poissons dargent au fil du vent.
Combien a t-il fallu De guerres, de désastres, Avant quil rende lâme Au plein cur de lété?
Combien a t-il fallu De ces désespérances, Pour quil ne sache plus Comment vivre et lutter?
Et les coquelicots, Aux corolles de feu Sont autant de ses larmes Autant de sang versé
Et les coquelicots, Curs étoilés de nuit Sont autant de pavots Au sommeil de loubli...
Sur un talus, Des herbes folles Petite haie bordant un champ, Un arbre mort Jette ses branches, Poissons dargent au fil du temps.
Kathy Ferre
Voici le lien de son blog......
Tres belles photos, tres belle plume.......
http://kathy.blog4ever.com/blog/index-16057.html
Un petit commentaire fait toujours plaisir.....Merci...
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