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Les étoiles en poesie....
Les étoiles naines
La nuit a déposé ses millions détoiles sur le sol gelé elles luisent au soleil sur leur grand manteau blanc La nuit est vide sans soleil la nuit est noire et le jour est blanc la nuit est nue et le jour si brillant mes yeux saveuglent de le voir si vivant mes mains se brûlent au contact du vent ma peau est transpercée par la lumière froide des cristaux transformés en scalpels de glace
pour laisser glisser sanglots et rafales il suffit dattendre encore au bout des jours la neige sévapore et toujours les étoiles naines reprennent leur place dans le ciel effacent les traces de nos haines mélangent les faces de nos peines déposent la masse de nos fiels Indifférentes, les étoiles nous aiment.
David Myriam
La chute des étoiles
Tombez, ô perles dénouées, Pâles étoiles, dans la mer. Un brouillard de roses nuées Émerge de l'horizon clair ; À l'Orient plein d'étincelles Le vent joyeux bat de ses ailes L'onde que brode un vif éclair. Tombez, ô perles immortelles, Pâles étoiles, dans la mer. Plongez sous les écumes fraîches De l'Océan mystérieux. La lumière crible de flèches Le faîte des monts radieux, Mille et mille cris, par fusées, Sortent des bois lourds de rosées ; Une musique vole aux cieux. Plongez, de larmes arrosées, Dans l'Océan mystérieux. Fuyez, astres mélancoliques, Ô Paradis lointains encor ! L'aurore aux lèvres métalliques Rit dans le ciel et prend l'essor ; Elle se vêt de molles flammes,
Et sur l'émeraude des lames Fait pétiller des gouttes d'or. Fuyez, mondes où vont les âmes, Ô Paradis lointains encor ! Allez, étoiles, aux nuits douces, Aux cieux muets de l'Occident. Sur les feuillages et les mousses Le soleil darde un oeil ardent ; Les cerfs, par bonds, dans les vallées, Se baignent aux sources troublées, Le bruit des hommes va grondant. Allez, ô blanches exilées, Aux cieux muets de l'Occident. Heureux qui vous suit, clartés mornes, Ô lampes qui versez l'oubli ! Comme vous, dans l'ombre sans bornes, Heureux qui roule enseveli ! Celui-là vers la paix s'élance : Haine, amour, larmes, violence, Ce qui fut l'homme est aboli. Donnez-nous l'éternel silence, Ô lampes qui versez l'oubli !
Charles-Marie LECONTE DE LISLE
Un petit mot.....Merci...
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